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Questions fréquentes sur la stratégie

Quel est le but de la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada?

La Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada veut favoriser la santé mentale et le bien-être de toutes les personnes vivant au Canada en aidant à créer un système de santé mentale qui puisse vraiment répondre aux besoins des personnes de tout âge ayant un trouble mental ou une maladie mentale et leurs proches. Pour la première fois de son histoire, le Canada se donne ainsi une vision commune et un ensemble de priorités qui inciteront tous les Canadiens à contribuer plus efficacement à l’amélioration de la santé mentale.

Nous sommes tous touchés par les maladies mentales et les troubles mentaux, qui sont plus répandus que le cancer ou les maladies cardiaques. Malheureusement, l’emprise de la stigmatisation et la peur qu’elle suscite font que la souffrance et les coûts liés aux troubles mentaux et aux maladies mentales ne suscitent pas le même niveau d’attention et d’appui que l’on accorde à d’autres problèmes de santé graves. Trop de Canadiens ayant un trouble mental ou une maladie mentale n’ont pas accès à toute la gamme de services, de traitements et de formes de soutien dont ils ont besoin pour rebâtir leur vie.

La Stratégie nous encourage à accorder aux enjeux de santé mentale l’attention qu’ils méritent et à nous efforcer de mettre fin à des années de sous-financement et d’indifférence. La Stratégie comprend un ensemble de recommandations qui constituent la pierre angulaire d’un changement qui pourrait contribuer à améliorer la qualité de vie des Canadiens de partout au pays.

 

Quelle est la nature des enjeux en santé mentale qui sont abordés dans la Stratégie?

La Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada vise à garantir que le Canada s’engage dans la voie d’un réel changement afin que toute personne aux prises avec un trouble mental ou une maladie mentale puisse compter sur des formes de soutien, des traitements et des services comparables à ceux offerts aux personnes éprouvant des problèmes physiques et pour que l’on puisse ainsi améliorer la santé mentale de l’ensemble de la population.

Pour y arriver, la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada aborde toute la gamme des enjeux en santé mentale et présente un large éventail de recommandations favorisant des changements, comme la mise en place de mesures pour améliorer la santé mentale et le bien-être au sein des communautés et pour assurer une meilleure collaboration entre les divers gouvernements. Ces recommandations sont regroupées sous six orientations stratégiques. Chaque orientation met l’accent sur une dimension particulière; lorsqu’on les considère ensemble, elles constituent un plan exhaustif en faveur du changement fondé sur un agencement équilibré des priorités.

Bien qu’il n’existe aucune solution miracle ni de modèle universel pouvant répondre aux particularités de chaque administration et à chaque situation, la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada traite de toutes les grandes questions auxquelles sont confrontées les personnes ayant un trouble mental ou une maladie mentale. Comme la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada est un document traitant de politiques, elle n’englobe pas les aspects clinique du traitement des maladies mentales ni celui de troubles mentaux ou de maladies mentales en particulier.

 

Comment la stratégie a-t-elle été mise au point?

La Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada est l’aboutissement de nombreuses années de travail et de pressions menées dans toutes les régions du pays. Elle s’appuie sur les solides fondements du rapport phare final De l’ombre à la lumière du Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie.

On a entrepris l’élaboration de la stratégie peu de temps après que la Commission ait été établie en 2007 et ce travail s’est effectué en deux étapes. La première étape a été conclue en 2009 avec la publication du document de la Commission intitulé Vers le rétablissement et le bien-être : Cadre pour une stratégie en matière de santé mentale au Canada. Il brossait un portrait éloquent du système de santé mentale qu’il nous fallait mettre en place et présentait une vision et définissait de grands objectifs qui reflétaient l’émergence d’un consensus dans le milieu de la santé mentale quant aux principales orientations que devaient prendre les changements.

À partir des bases établies dans le cadre, la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada s’est appuyée sur les meilleures données probantes au Canada et ailleurs dans le monde pour traduire cette vision en recommandations quant aux actions à prendre.

 

Qui sont les intervenants qui ont participé à l’élaboration de la stratégie?

La Stratégie reflète le point de vue de milliers de personnes de partout au Canada. Des personnes ayant un vécu de la maladie mentale ainsi que leurs proches et des aidants ont raconté leurs témoignages sur les conséquences des troubles mentaux et des maladies mentales dans leur vie et parlé de leur expérience du système de santé mentale. Certains ont affirmé à la Commission que le système de santé mentale les avait laissé tomber, mais d’autres voulaient raconter leur réussite.

Divers intervenants dans le milieu diversifié de la santé mentale, notamment des représentants des gouvernements, des pourvoyeurs de service, des chercheurs et des représentants d’organismes autochtones nationaux, ont aussi participé aux travaux par l’entremise de dialogues régionaux, de sondages en ligne, de tables rondes sur des enjeux importants et de groupes de discussion. Les travaux de la Commission sont ainsi fondés sur les commentaires de tous ceux qui ont participé aux discussions.

La Stratégie s’inspire de nombreuses initiatives remarquables déjà en cours dans tous les coins du pays et elle tient compte des conclusions de nombreuses initiatives et projets menés par la Commission de la santé mentale du Canada depuis sa création. Elle reflète les préoccupations et les aspirations des gens de toutes les régions du pays. Elle offre un plan qui peut être adapté aux circonstances de chaque région et qui permet aux Canadiens, peu importe où ils vivent au pays, de participer au processus de changement.

 

Comment la Stratégie sera-t-elle mise en œuvre?

Nous avons tous un rôle à jouer dans la mise en œuvre de la Stratégie et il reviendra à toutes les personnes dans chaque région du pays et à tous les niveaux de gouvernement de répondre à ses recommandations, en fonction de leurs circonstances particulières. Comme la responsabilité de mettre en œuvre la Stratégie ne relève pas d’un seul d’organisme ou d’un seul gouvernement, il faudra que tous les gouvernements, les intervenants, les personnes ayant un vécu de la maladie mentale, les proches et d’autres intervenants coordonnent leurs efforts au fil du temps pour réaliser les changements recommandés.

La Commission de la santé mentale du Canada entend continuer à collaborer dans ce sens en jouant un rôle de catalyseur et en aidant les partenaires à faire le point sur ce qu’ils font déjà et à envisager ce qu’ils pourraient faire d’autre. Elle explorera aussi les possibilités de collaboration pour faire progresser la Stratégie. Parallèlement, alors que le Canada doit faire face à de nombreux problèmes sanitaires et sociaux, il est essentiel qu’un mouvement social dynamique à grande échelle se développe en faveur de la santé mentale pour éviter que cette question ne retourne dans l’ombre et pour continuer à faire bouger les choses.

 

Quel calendrier a été établi pour la mise en œuvre de la Stratégie?

Il ne suffit pas d’élaborer un plan d’action, aussi bon soit-il. Il faudra du temps, des efforts soutenus et du leadership à tous les niveaux pour mettre en œuvre les recommandations de la
Stratégie
.

Les répercussions de la Stratégie devraient être évaluées au bout de cinq ans pour apprécier les progrès réalisés.

La Stratégie propose une première série d’indicateurs auxquels on pourrait avoir recours à cette fin. Elle recommande aussi d’élaborer et de mettre en œuvre un programme à long terme pour mieux suivre l’évolution de la santé mentale et du bien-être de la population canadienne.

 

Combien coûtera la mise en œuvre de la Stratégie?

Il n’est pas possible de calculer le coût total de la mise en œuvre de toutes les recommandations contenues dans la Stratégie pour deux raisons principales. Premièrement, même si les recommandations d’action sont fondées sur des recherches qui appuient leur faisabilité, la plupart de ces recommandations ne sont liées à aucun programme particulier auquel on pourrait attribuer des coûts. Deuxièmement, les recommandations seront mises en œuvre en fonction de contextes différents en diverses régions du pays. Dans certains cas, il se peut que des ressources plus importantes soient déjà en place, de sorte que le coût de la mise en œuvre variera grandement d’une région à l’autre.

Les dépenses actuelles du Canada en ce qui a trait à la santé mentale sont largement inférieures à celles de nombreux autres pays comparables. Au Canada, seulement 7 % des fonds publics destinés à la santé sont alloués à la santé mentale. C’est bien en deçà des 10 à 11 % des budgets en santé que des pays tels que la Nouvelle-Zélande ou le Royaume-Uni consacrent à la santé mentale.

La Stratégie recommande que le Canada augmente la part des montants accordés à la santé mentale dans les budgets de la santé de 7 à 9 % — une hausse de deux points de pourcentage — au cours de la prochaine décennie. Ces investissements accrus devraient s’effectuer en s’appuyant sur l’ensemble des recommandations contenues dans la Stratégie.

 

D’où proviendront les fonds qui serviront à mettre en pratique les recommandations de la Stratégie?

Une première étape importante sera d’étudier l’utilisation que l’on fait des ressources existantes pour voir comment on pourrait les utiliser de façon plus efficace et à meilleur escient.

Par exemple, on sait que si l’on peut prévenir les troubles de comportement chez un seul enfant grâce à une intervention précoce, il en résultera des économies à vie de 280 000 dollars. Si l’on considère que 85 000 enfants au Canada ont actuellement des troubles de comportement, on constate vite l’importance des économies possibles. Un meilleur accès au soutien par les pairs, au logement et aux services offerts dans la communauté peut contribuer à une meilleure qualité de vie et éviter que les personnes ayant des troubles mentaux ou une maladie mentale soient hospitalisées ou qu’elles soient aux prises avec le système judiciaire.

Cependant, il y a des limites à ce que l’on peut accomplir au sein du système de santé mentale par des économies et des réformes de ce genre. La Stratégie reconnaît que l’on devra investir des fonds pour réaliser la réforme souhaitée dans le domaine de la santé mentale, ce qui veut dire que le Canada devra augmenter la part des montants accordés pour la santé mentale à l’intérieur des budgets de la santé et des programmes sociaux.

La Stratégie propose de faire passer la part du budget alloué à la santé mentale dans le financement de la santé de 7 à 9 % au cours des dix prochaines années. Puisque l’augmentation proposée représente une moyenne nationale, il va de soi que chaque administration devra apporter les ajustements budgétaires nécessaires pour faire sa part dans la concrétisation de cet objectif. Puisque la santé mentale n’est pas seulement un enjeu de santé, on devra aussi augmenter la part des subventions accordées à la santé mentale dans le cadre du financement des programmes sociaux, notamment dans les domaines de l’éducation et du logement et au sein du système judiciaire.

Le Canada et le reste du monde doivent composer avec une conjoncture économique difficile, ce qui réduit la marge de manœuvre pour de tels investissements. Il faudra des efforts soutenus de la part du public pour susciter la volonté politique qui permettra de consentir les hausses nécessaires dans le financement de la santé mentale. On aura aussi besoin de l’appui du secteur privé et des organisations philanthropiques. Mais dans un monde qui dépend de plus en plus de la matière grise, le Canada ne peut se dispenser d’investir dans la santé et le bien-être de sa population. Ce qui veut dire qu’il faudra allouer des ressources pour les priorités définies dans la présente Stratégie.

 

Comment a-t-on mis au point la cinquième orientation de la Stratégie sur les Premières nations, les Inuits et les métis?

L’une des six orientations de la Stratégie vise précisément la santé mentale des Premières nations, des Inuits et des Métis. Cela s’explique par le fait que la Commission pense qu’il est important que la Stratégie réponde aux besoins distincts de ces populations et qu’elle reconnaisse le caractère unique de leur situation et de leurs droits, ainsi que leur contribution. Cette dimension de la Stratégie est importante non seulement pour la communauté des Premières nations, des Inuits et des Métis, mais aussi pour tous les Canadiens. Nous bénéficierons tous d’une meilleure perception holistique de la santé mentale et du bien-être. Des priorités d’action ont été établies par le biais d’un dialogue continu avec chaque organisation autochtone nationale et le Comité consultatif sur les Premières nations, les Inuits et les Métis, en tenant compte par ailleurs des interventions de groupes de réflexion des régions nordiques, des gouvernements de tous les niveaux et d’autres intervenants autochtones ou non autochtones. Les recommandations sont fondées sur les meilleures données disponibles et elles sont en lien étroit avec les documents traitant de politiques qui reflètent l’opinion des gens dans la communauté.