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Sommaire

La présente stratégie en matière de santé mentale constitue une première pour le Canada. Sa publication marque une étape déterminante pour faire sortir la maladie mentale « de l’ombre à la lumière » et reconnaître, en paroles et en actes, le fait indéniable que la santé mentale est une composante essentielle de la santé.

Malgré le fait que le gouvernement fédéral assume d’importantes responsabilités en matière de santé mentale pour certains groupes de la population et dans différents domaines de compétence publique, l’organisation et la prestation des services de santé, des services sociaux et de l’éducation au Canada relèvent principalement des administrations provinciales et territoriales. En dépit du fait que des initiatives pancanadiennes pourraient appuyer les efforts de toutes les administrations pour améliorer les résultats en santé mentale, il existe peu de plans qui traitent de ces questions d’un point de vue pancanadien. Les défis posés par la division des compétences entre les divers paliers de gouvernement sont encore aggravés du fait que la stigmatisation contribue depuis trop longtemps à écarter la discussion sur les enjeux de santé mentale de l’arène publique.

Changer les orientations, changer des vies est l’aboutissement de nombreuses années de travail et de revendications menées par des individus de partout au pays. Son développement a largement été influencé par les milliers de témoignages reçus de personnes ayant des troubles mentaux ou une maladie mentale. Celles-ci ont été toujours plus nombreuses à trouver le courage de parler ouvertement de leur expérience et des nombreux obstacles qu’elles ont dû surmonter pour obtenir l’aide et le soutien dont elles avaient besoin au sein d’un système de santé mentale sous-financé et fragmenté. Les familles sont venues corroborer ces témoignages tout en soulignant les défis qu’elles ont aussi eu à relever. Les pourvoyeurs de services (au sein du système de la santé mentale comme à l’extérieur), les chercheurs et les experts en matière de politiques ont joint leur voix à celles qui réclament des changements indispensables. Ils ont tous joué un rôle dans l’élaboration de la présente stratégie.

Chaque année, une personne sur cinq au Canada est aux prises avec un trouble mental ou une maladie mentale, ce qui représente des coûts d’au-delà de 50 milliards de dollars pour l’économie[1].

Changer les orientations, changer des vies veut améliorer les résultats en santé mentale au sein de l’ensemble de la population canadienne. La publication de la stratégie survient à un moment propice et rempli d’espoir pour le domaine de la santé mentale. Malgré les nombreux défis qu’il faut encore relever, on constate partout des avancées encourageantes. Non seulement l’intérêt des médias et des entreprises pour la santé mentale se confirme de plus en plus, mais les gouvernements provinciaux et territoriaux ont aussi développé de nouvelles initiatives et élaboré de nouvelles stratégies dans ce domaine.

Parallèlement, nos connaissances sur les moyens les plus efficaces pour répondre aux besoins des personnes ayant des troubles mentaux ou une maladie mentale augmentent de jour en jour. Aussi, on reconnaît davantage que toute personne peut aspirer à une meilleure santé mentale et à un plus grand bien-être ainsi qu’à une vie épanouissante et productive. Des gens de partout au pays — professionnels, bénévoles, pairs et proches aidants — se sont consacrés à l’amélioration de la santé mentale, à la fois en intervenant auprès des personnes et en cherchant des moyens de créer des conditions sociales et économiques plus propices à la santé mentale de toute la population. Leur succès se reflète dans l’excellence de leurs initiatives menées dans toutes les régions du pays[2].

La présente stratégie reconnaît qu’il sera impossible de réduire l’impact des troubles mentaux et des maladies mentales en misant sur le traitement seulement. La société canadienne doit davantage préconiser la promotion de la santé mentale pour toute la population et prévenir la maladie mentale le plus possible. Les données probantes attestant l’efficacité des programmes de promotion et de prévention ne cessent de s’accumuler depuis de nombreuses années, au Canada comme ailleurs dans le monde. Nous ne pouvons nous permettre d’attendre plus longtemps avant de mettre en œuvre de tels programmes partout où cela est possible.

Le Canada avait besoin d’un plan pour améliorer un système qui ne fonctionne pas bien. On a accompli des progrès considérables partout au pays, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Comme l’a souligné le rapport phare intitulé De l’ombre à la lumière publié en 2006, « le statu quo n’est pas une option »[2]. Seule une personne sur trois qui a un trouble mental ou une maladie mentale — et aussi peu qu’un enfant ou qu’un jeune sur quatre — dit avoir cherché et obtenu des services et des traitements.Ce n’est pas le cas chez les personnes qui éprouvent d’autres problèmes de santé[3][4].

Les raisons sont nombreuses. La stigmatisation et la crainte d’être étiqueté font qu’un grand nombre de personnes décident de ne pas demander de l’aide. De plus, trouver les services appropriés peut poser un sérieux défi. Certaines personnes ne reconnaissent pas qu’elles ont un problème, soit par ignorance, soit parce que la maladie les rend incapables de comprendre ce qui leur arrive ou de se rendre compte qu’elles auraient avantage à chercher de l’aide. Tous ceux qui ont besoin de services en santé mentale devraient y avoir accès et le moment est venu de réaliser cet objectif.

La stratégie constitue un plan en faveur du changement. Elle a été élaborée par la Commission de la santé mentale du Canada (la « Commission »), en concertation avec des personnes ayant des troubles mentaux ou une maladie mentale, leurs proches, des intervenants du milieu, les gouvernements et des spécialistes en la matière. La Commission est un organisme autonome établi par le gouvernement fédéral en 2007 en réponse à une recommandation formulée dans le rapport De l’ombre à la lumière.

La stratégie a été mise au point en deux étapes distinctes. La première étape a été conclue en 2009 avec la publication du document de la Commission intitulé Vers le rétablissement et le bien-être : Cadre pour une stratégie en matière de santé mentale au Canada[5]. Le Cadre présentait une vision et définissait de grands objectifs qui reflétaient l’émergence d’un consensus dans le milieu de la santé mentale. Il brossait un portrait éloquent du système de santé mentale qu’il fallait mettre en place :

  • un système où l’on reconnaît que la santé mentale est un élément essentiel de la qualité de vie et où l’on fait appel aux meilleures recherches et connaissances pour venir en aide aux personnes ayant des troubles mentaux et des maladies mentales, de la même manière dont on le fait pour les gens ayant des problèmes de santé physique;
  • un système où chaque personne peut croire qu’il lui est possible de se rétablir, où les familles peuvent bénéficier d’un soutien et où l’on favorise le meilleur état de santé et de bien-être possible pour l’ensemble de la population;
  • un système qui assure l’accès équitable à toute une gamme de services, de traitements et de formes de soutien de qualité pour chacun, sans égard à l’origine, au vécu ou à la situation particulière des individus;
  • un système où l’on fait en sorte que les personnes qui sont aux prises avec des troubles mentaux et des maladies mentales puissent exercer pleinement leur rôle de citoyens en participant à la vie économique et sociale.

Nous savons ce qu’il faut faire. Pour traduire cette vision en recommandations d’action, la stratégie s’est appuyée sur les meilleures données probantes et sur les avis obtenus auprès de milliers de personnes partout au Canada. Elle traite de nombreux enjeux et les recommandations qu’elle contient ont été regroupées en six grandes orientations stratégiques. Chaque orientation met l’accent sur une dimension particulière; lorsqu’on les considère ensemble, elles constituent un plan exhaustif. Les six orientations stratégiques sont les suivantes :

  1. Promouvoir la santé mentale tout au long de la vie à la maison, en milieu scolaire et au travail, et prévenir le plus possible les maladies mentales et le suicide. La réduction des troubles mentaux et de la maladie mentale et l’amélioration de la santé mentale de la population exigent des efforts de promotion et de prévention au quotidien, là où les effets sont plus aptes à se faire sentir.
  2. Promouvoir le rétablissement et le bien-être et défendre les droits des personnes de tout âge ayant des troubles mentaux ou une maladie mentale. La clé du rétablissement est de parvenir à ce que les gens puissent avoir accès à la bonne combinaison de services, de traitements et de formes de soutien et à ce que l’on élimine la discrimination en levant les obstacles à la pleine participation au travail, à l’éducation et à la vie communautaire.
  3. Donner accès à la bonne combinaison de services, de traitements et de formes de soutien en temps opportun, là où les personnes en ont besoin. L’éventail complet de services, de traitements et de formes de soutien comprend les services de santé de première ligne, les services offerts dans la communauté et les services spécialisés en santé mentale, le soutien par les pairs et les mesures d’aide au logement, à l’éducation et au travail.
  4. Réduire les inégalités en ce qui a trait aux facteurs de risque et à l’accès aux services en santé mentale et mieux répondre aux besoins des diverses communautés ainsi qu’à ceux des communautés du Nord. On doit tenir compte des besoins en matière de santé mentale dans le cadre des mesures d’amélioration des conditions de vie et lorsqu’il s’agit de répondre aux besoins particuliers de groupes tels que les néo-Canadiens et les résidants du Nord ou des régions éloignées.
  5. Travailler avec les Premières nations, les Inuits et les Métis pour répondre aux besoins distincts de ces populations en matière de santé mentale en reconnaissant le caractère unique de leur situation, leurs droits et leur culture. En faisant la promotion de l’accès à un continuum complet de services de santé mentale sécuritaires sur le plan culturel, la stratégie en matière de santé mentale pour le Canada peut contribuer à faire surgir la vérité sur les traumatismes intergénérationnels, aider la guérison de ceux-ci et favoriser la réconciliation entre les parties impliquées.
  6. Mobiliser le leadership, améliorer les connaissances et favoriser la collaboration à tous les niveaux. La transformation du système de la santé mentale est possible à la condition d’adopter une approche interministérielle dans la mise en œuvre de politiques en matière de santé mentale, de permettre aux personnes ayant un trouble mental ou une maladie mentale et leurs proches d’exercer un rôle de leadership et de mettre en place une solide infrastructure favorisant la collecte des données, la recherche et le développement des ressources humaines.

Changer les orientations, changer des vies lance un appel à tous les Canadiens pour qu’ils jouent un rôle dans l’amélioration du système de la santé mentale. Il ne sera pas possible de mettre en œuvre toutes les recommandations de la stratégie simultanément. Par ailleurs, dans un pays aussi diversifié que le Canada, la transformation du système de la santé mentale constitue une tâche complexe que l’on ne peut accomplir grâce à une solution universelle. En dépit du large consensus autour des orientations clés en faveur du changement, on ne s’entendra jamais entièrement sur les moyens à prendre, sur ce qui doit changer ni sur l’ordre des priorités.

La santé mentale n’est pas seulement l’affaire du secteur de la santé. Les politiques et les pratiques de nombreux ministères (éducation, justice, services correctionnels, services sociaux, finances et autres) ont des répercussions majeures sur la santé mentale et le bien-être de la population. De nombreux autres acteurs ont aussi un rôle à jouer, notamment les employeurs, les organisations non gouvernementales et les médias.

Il incombera aux communautés dans chaque région du pays et aux divers paliers de gouvernement d’utiliser les recommandations de la stratégie pour élaborer leurs propres plans d’action, en tenant compte de leurs besoins particuliers. En ce sens, Changer les orientations, changer des vies s’appuie sur un effort collectif où tous les individus ‒ qu’ils proviennent de grandes organisations ou agissent seuls, qu’ils travaillent dans le domaine de la santé mentale ou à l’extérieur ‒ peuvent contribuer à changer les choses.

Il faudra du temps, des efforts soutenus et du leadership à tous les niveaux pour mettre en œuvre les recommandations de la présente stratégie. Elle lance donc un appel aux :

  • Personnes ayant un trouble mental ou une maladie mentale et leurs proches afin qu’ils participent plus activement à la planification, à l’organisation et à la prestation des services, traitements et formes de soutien en santé mentale.
  • Pourvoyeurs de services de santé afin qu’ils travaillent de concert avec les planificateurs, les bailleurs de fonds et les usagers pour examiner quels changements doivent être apportés à leurs façons de travailler afin que l’on puisse créer un système plus intégré, axé sur les besoins des personnes et qui favorise le rétablissement.
  • Gouvernements afin qu’ils adoptent une approche globale pour répondre aux besoins en matière de santé mentale, en procédant à une nouvelle allocation des fonds pour améliorer les résultats et en mettant fin aux années de sous-financement dans tous les volets de la santé mentale.
  • Décideurs des institutions publiques et des entreprises privées afin qu’ils créent des milieux de travail sains sur le plan psychologique en plus d’appuyer le mouvement en faveur de l’amélioration de la santé mentale.
  • Canadiens afin qu’ils promeuvent la santé mentale au quotidien, qu’ils aient une attitude moins stigmatisante et qu’ils reconnaissent que nous avons tous beaucoup en commun; d’ailleurs, lorsqu’il est question de santé et de bien-être mental, il n’y a pas de « nous » et « d’eux ».

Pour susciter le changement, il faudra investir stratégiquement, établir des indicateurs précis de progrès et s’appuyer sur un mouvement social fort. Le programme que propose Changer les orientations, changer des vies est des plus ambitieux, mais on peut le réaliser étape par étape. La stratégie propose des orientations propices au changement et s’inspire de nombreuses initiatives remarquables déjà en cours dans tous les coins du pays. Bon nombre des recommandations proposent des moyens de maximiser les bénéfices qui proviennent de ressources déjà en place.

Parallèlement, compte tenu du fait que la santé mentale a été un secteur longtemps négligé, la stratégie souligne la nécessité d’accroître les investissements pour parvenir à de meilleurs résultats. Voici l’approche proposée en ce qui a trait au financement :

  • Augmenter la part du budget allouée à la santé mentale dans le financement de la santé de 7 à 9 % au cours des dix prochaines années.
  • Augmenter de deux points de pourcentage la part du budget allouée à la santé mentale dans le financement des programmes sociaux.
  • Déterminer quelles dépenses en santé mentale devraient être réaffectées pour améliorer l’efficacité et parvenir à de meilleurs résultats.
  • Encourager le secteur privé et le milieu philanthropique à investir dans la santé mentale.

Il ne suffit pas d’élaborer un plan d’action, aussi bon soit-il. Les répercussions de Changer les orientations, changer des vies devraient être évaluées au bout de cinq ans pour apprécier les progrès réalisés. La stratégie propose une première série d’indicateurs auxquels on pourrait avoir recours à cette fin. Elle recommande aussi d’élaborer et de mettre en œuvre un programme à long terme pour mieux suivre l’évolution de la santé mentale et du bien-être de la population canadienne.

Enfin, la stratégie reconnaît qu’il faut apporter une dimension supplémentaire aux efforts à déployer pour susciter des changements aussi importants. Elle lance un appel à tous les Canadiens de partout au pays pour qu’ils s’investissent davantage dans la cause de la santé mentale, qu’ils agissent au niveau local, régional et national et qu’ils donnent naissance à un vaste mouvement social en faveur d’une meilleure santé mentale au Canada.

L’objectif de Changer les orientations, changer des vies est de s’assurer que le Canada s’engage concrètement dans la voie du changement. En faisant mieux connaître les enjeux liés à la santé mentale et en stimulant le débat public à ce sujet, la stratégie contribuera à atténuer les attitudes stigmatisantes et à réduire davantage la discrimination alimentée par la stigmatisation.

La stratégie aidera à faire en sorte que les personnes aux prises avec un trouble mental ou une maladie mentale, surtout quand ils sont graves ou complexes, soient traitées avec respect et dignité et qu’elles puissent jouir des mêmes droits que tous les autres résidants du Canada.

Ensemble, nous pouvons nous assurer que toute personne vivant au Canada puisse atteindre le meilleur état de santé mentale et de bien-être possible.

Pour l’ensemble de la société canadienne, il est de plus en plus clair qu’il n’y a jamais eu meilleur moment pour aider la cause de la santé mentale et qu’il est temps d’agir. La stratégie contribuera à ce que cet espoir de changement se réalise.


[1] Smetanin, P., Stiff, D., Briante, C., Adair, C., Ahmad, S. et Khan, M. (2011). The life and economic impact of major mental illnesses in Canada: 2011 to 2041. RiskAnalytica, au nom de la Commission de la santé mentale du Canada.

[2] Canada, Parlement, Sénat. (2006). Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie. M.J.L. Kirby (président) et W.J. Keon (vice-président). De l’ombre à la lumière. La transformation des services concernant la santé mentale, la maladie mentale et la toxicomanie au Canada. 38e lég., 1re session, p. 42. Consulté à l’adresse http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/391/soci/rep/pdf/rep02may06part1-f.pdf.

[3] Statistique Canada. (2003). Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes — Santé mentale. Le Quotidien le 3 septembre. Consulté à l’adresse http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/030903/dq030903a-fra.htm.

[4] Waddell, C., McEwan, K., Shepherd, C.A., Offord, D. R. et Hua, J. M. (2005). A public health strategy to improve the mental health of Canadian children. Canadian Journal of Psychiatry / La Revue canadienne de psychiatrie, 50 (4), p. 226–233.

[5] Commission de la santé mentale du Canada. (2009). Vers le rétablissement et le bien-être : Cadre pour une stratégie en matière de santé mentale au Canada. Consulté à l’adresse http://www.commissionsantementale.ca.